Composé d’une ancienne usine de dentelle du XIXème siècle (l’usine Boulart) et d’une extension de verre et d’acier, le bâtiment mérite à lui seul la visite. Les architectes Alain Moatti et Henri Rivière, qui ont, par ailleurs, réalisé le siège social de Jean-Paul Gaultier Couture, ont souhaité souligner la valeur du patrimoine tout en constituant une passerelle avec la création contemporaine. Une longue façade en verres sérigraphiés aux motifs des cartons Jacquard des métiers Leavers est ainsi venue se greffer sur le corps de bâtiment d’origine.
Ce haut lieu muséal retracera l’histoire de la célèbre et renommée dentelle mécanique de Calais et sera un exceptionnel centre de ressources susceptible d’accueillir en résidence de nouveaux concepteurs de mode et des artistes venus de tous les horizons.

Plus qu’un musée, un lieu de vie
Plus qu’un simple musée, témoin de l’histoire industrielle de Calais, la Cité internationale de la dentelle et de la mode est avant tout un véritable lieu de vie et de découverte. La Cité présentera ainsi les savoir-faire, les techniques, l’histoire économique et sociale, les usages mais aussi les aspects les plus contemporains de la dentelle, s’inscrivant ainsi tout à la fois comme un lieu de mémoire et de modernité.
Sur 2500 m2, le parcours permanent offert au visiteur propose cinq espaces :
* la dentelle à la main,
* l’aventure industrielle de la dentelle à Calais,
* les métiers de la dentelle mécanique,
* l’atelier de production,
* les modes en dentelle au XXème et XXIème siècles,
* la dentelle au présent, au futur.
Un espace de 500 m2 est réservé aux expositions temporaires. Enfin, la Cité sera aussi et surtout un lieu où se déclinent études, recherches, formation, rencontres, convivialité et créativité. On y trouvera ainsi auditorium, salle de défilés, bibliothèque spécialisée, ateliers d’initiation à la pratique de techniques dentellières, à l’entretien des dentelles et aux créations mode et design, lieu de formation, espace dédié à la profession, boutique, restaurant…
Une expérience spirituelle, sensuelle et sensorielle
La muséographie, imaginée par l’atelier Pascal Payeur, invite le visiteur à un véritable voyage initiatique, à une immersion au coeur de la dentelle : son histoire, ses métiers, sa création, son présent et son futur… Tous les secrets lui sont dévoilés, de ses aspects les plus anciens aux plus contemporains.
Avec, en point d’orgue, la découverte de cinq métiers Leavers, en fonctionnement. C’est un spectacle exceptionnel ! L’ancienne usine résonne en effet, à nouveau, du cliquetis de la production de dentelle mécanique.
On ne visite donc pas la Cité internationale de la dentelle et de la mode, on vient y vivre une expérience à la découverte d’un savoir-faire exceptionnel : la dentelle mécanique.

Depuis 1816, Calais fait dans la dentelle
L’industrie du tulle et de la dentelle nous est venue d’Angleterre en 1816. A l’époque, au « fil » des inventions des Lindley, Heathcoat, et Leavers, les Anglais s’imposent comme les maîtres incontestés de la fabrication du tulle mécanique. L’Angleterre veille donc jalousement à garder le monopole de cette technique et toute personne qui se rend coupable d’exporter les métiers à tulle est passible de la peine de mort.
Contrebandiers et industriels s’allient pour « délocaliser » la production et traversent le détroit.
Un modeste atelier est alors installé, en 1816, à Saint-Pierre, à deux pas de l’actuelle Cité internationale de la dentelle et de la mode. Un modeste atelier, peut-être, mais le berceau, d’une formidable aventure industrielle et de la dentelle de Calais, qui est devenue, dans le monde entier, un des symboles du luxe, de la beauté et de la mode.
SOURCE: Ville de Calais.

Après une année 2010 très mouvementée pour la lingerie. Nous nous apprêtons à vivre une année 2011 qui semble beaucoup plus sympathique pour un secteur qui a beaucoup souffert de la crise. Le salon de la lingerie 2011 affiche complet et beaucoup d’autres indicateurs sont au vert. Néanmoins, resté prudent dans les mois à venir, car la pression reste encore forte sur les épaules de cette industrie. Beaucoup de jeunes créateurs sont toujours en difficulté, c’est pourtant eux le cheval de fer de la créativité du monde de la lingerie.