Depuis 2005 Lejaby est en très grande difficulté financière, le rachat de l’entreprise par l’autrichien PALMERS TEXTIL AG a un autre grand groupe américain WARNACO GROUP INC. qui détient notamment Calvin Klein, n’a fait qu’aggraver fortement une situation déjà très délicate.
Les syndicats tirent la sonnette d’alarme « Nous nous sommes sentis délaissés. Peu à peu, l’identité de la marque Lejaby – le maintien, la qualité – se perdait. On avait l’impression qu’ils essayaient de toucher un nouveau public, les jeunes. Mais ça ne marchait pas » déclare Marie-Christine Rochon secrétaire CGT de l’entreprise. Résultat les stocks deviennent important, les ventent s’écroulent, les distributeurs ferment boutiques, la publicité est inexistante et le chômage partiel s’installe. Aujourd’hui PALMERS TEXTIL AG refuse de réinjecter de nouveaux fonds dans l’entreprise, qui aurai pourtant eu des propositions d’extensions d’activité. Le cabinet Méric & associés explique « Regardez Aigle, qui ne faisait que des bottes en caoutchouc, ou Louis Vuitton, simple monogramme, il y a encore quelques années. Ils ont su se diversifier, proposer de nouveaux produits, et ils se sont sortis d’affaire. Lejaby peut étendre sa marque, par exemple proposer des accessoires, développer les vêtements de nuit ».
Les ouvriers de Lejaby, 750 pour la France, craignent à juste titre « un suicide programmé ». Il faut savoir que PALMERS TEXTIL AG ne détient aucun autre site de production en Europe mis à part ceux de Lejaby. Il est donc logique que l’entreprise veuille délocaliser est produire dans ces sites de productions aux couts bien moindres, mais aussi au savoir-faire infiniment bien plus modeste. Lejaby ne serai donc plus qu’un pâle porte-drapeau sans saveur. Pour le moment et a notre connaissance aucune réaction politique digne de ce nom n’est venue perturber la stratégie économique morbide du groupe autrichien. Les ouvriers auraient pourtant bien besoin d’un appui solide dans la bataille qu’ils mènent face à cette crise… Le récent épisode de la marque de lingerie AUBADE n’est pas là pour les rassurer.

Après une année 2010 très mouvementée pour la lingerie. Nous nous apprêtons à vivre une année 2011 qui semble beaucoup plus sympathique pour un secteur qui a beaucoup souffert de la crise. Le salon de la lingerie 2011 affiche complet et beaucoup d’autres indicateurs sont au vert. Néanmoins, resté prudent dans les mois à venir, car la pression reste encore forte sur les épaules de cette industrie. Beaucoup de jeunes créateurs sont toujours en difficulté, c’est pourtant eux le cheval de fer de la créativité du monde de la lingerie.